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Sénégal
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Découvrez les auteurs invités pour cette édition.
Quand tu rencontres la vie, ne la laisse pas filer, invite-la chez toi !
— Hajar Azell : LE SENS DE LA FUITE



3 jours de rencontres intensives. Entrée libre.
11h00 - 12h30
Éditer en Afrique, c’est faire face à des coûts de production élevés, à des réseaux de distribution limités et à une circulation du livre souvent entravée. Comment publier, diffuser et rendre visibles les auteurs dans un écosystème où chaque étape — imprimer, transporter, vendre, conserver — rencontre des obstacles structurels ?
À ces défis contemporains s’ajoute une autre urgence : celle de préserver et transmettre les bibliothèques et les fonds patrimoniaux du continent. Comment protéger des siècles de savoirs manuscrits quand les conditions matérielles, politiques ou climatiques menacent leur survie ? Comment articuler l’édition d’aujourd’hui avec la sauvegarde de ce qui fonde notre mémoire écrite ?
Pourtant, malgré ces contraintes, de belles initiatives émergent. Des éditrices et des éditeurs, d’une créativité remarquable, inventent de nouveaux modèles, façonnent de beaux livres et portent des projets qui témoignent de la vitalité et de la résilience du paysage éditorial africain.
Intervenantes : Layla Chaouni – Malika Slaoui – Ysabel Saïah Baudis – Lola Shoneyin – Ismaël Diadié Haidara
Modération : Rodney Saint-Éloi
15h00 - 16h00
Comment l’acte d’écrire permet-il de se reconstruire et de se réinventer face à la complexité du réel ? Comment le processus créatif aide-t-il à surmonter les moments de tension intérieure ou de doute personnel ? Dans quelle mesure les personnages et les récits que l’on crée nous aident-ils à mieux comprendre nos propres expériences ? Créer pour se recréer, c’est s’engager dans un voyage où la littérature devient miroir et refuge, un espace où l’écriture permet de renouer avec soi-même et d’explorer des chemins intérieurs inexplorés.
Intervenants : Pierre Assouline – In Koli Jean Bofane – David Diop – Christiane Taubira -Abdelaziz Baraka Sakin
Modération : Alice D’Andigné
16h30 - 17h30
La musique traverse la littérature africaine comme une énergie vive : elle donne au style son tempo, rythme la narration et imprime aux récits une cadence propre, faite d’élans, de silences et de syncopes. Jazz, rumba et rythmes populaires deviennent alors des manières d’écrire, d’écouter et de résister.
À travers les livres, cette musicalité devient mémoire vivante. La littérature célèbre et transmet les grandes voix de la chanson sur le continent, prolongeant leurs rythmes et leurs histoires, et offrant à leurs échos un espace où continuer de vibrer.
Intervenants : Katia Dansoko Touré – Daniel Maximin – Phillip B. Williams – Ysabel Saïah Baudis
Modération : Alain Mabanckou
11h00 - 12h00
Comment la littérature peut-elle devenir un espace d’émancipation, capable de déplacer les regards, de résister aux récits dominants et de rendre pensables d’autres futurs ? Les intervenants réfléchiront à la manière dont leurs œuvres travaillent la mémoire intime et collective, réhabilitent des voix longtemps tues et agissent sur les imaginaires des lecteurs. Le panel mettra en lumière la puissance des récits issus des mondes du Sud, souvent silenciés, qui portent pourtant d’autres philosophies du vivant et d’autres manières d’habiter le monde, en rupture avec les cadres imposés. Quels livres, quelles formes, quelles histoires permettent aujourd’hui de libérer, réparer, réconcilier ? Et comment ces récits déplacent-ils les centres pour ouvrir de nouveaux possibles ?
Intervenants : Christiane Taubira – Chigozie Obioma – Alain Mabanckou – Phillip B. Williams – David Diop
Modération : Yasmine Chami
12h00 - 13h00
Présents : Christiane Taubira – Chigozie Obioma – Phillip B. Williams
15h00 - 16h00
Inspiré du dernier recueil de poésie de Rodney Saint-Éloi Fais du feu et du vers de Friedrich Hölderlin «Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve », ce panel interroge la puissance de la parole poétique face aux crises contemporaines. La poésie est-elle refuge, résistance, ou commencement ? En faisant du feu avec les mots et les images, les poètes ne cherchent-ils pas à éclairer autrement le réel, à déplacer ses lignes, à inventer d’autres possibles là où tout semble se refermer ?
Intervenants : Iman Mersal – Rodney Saint-Éloi – Marc Alexandre Oho Bambe – Siham Bouhlal
Modération : Valérie Marin La Meslée
11h00 - 12h00
À l’heure où les récits dominants semblent saturés — entre crises écologiques, impasses politiques et fatigue des imaginaires — une question s’impose : comment rouvrir le champ des possibles ? En écho aux réflexions de Arturo Escobar sur les transitions et les bifurcations portées par les épistémologies du Sud, ce panel propose d’interroger la puissance des imaginaires comme force de transformation. Car avant d’advenir dans le réel, les alternatives doivent d’abord être dites, pensées, racontées. Quels rôles jouent alors les mots, les récits et la littérature dans la fabrique de mondes autres ? Et comment les voix du Sud contribuent-elles à déplacer les cadres, à faire vaciller les évidences et à ouvrir des horizons inédits ?
Intervenants : Ali Benmakhlouf – Yanick Lahens– Driss Ksikes – Mustapha Fahmi
Modération : Hanane Harrath
12h00 - 13h00
Présents : Ali Benmakhlouf – Yanick Lahens– Driss Ksikes – Mustapha Fahmi
Après avoir collaboré avec des figures majeures des arts plastiques africains, le FLAM poursuit son dialogue avec la création contemporaine en invitant cette année Zoulikha Bouabdellah. Si l’on cherchait à citer le nom d’une artiste dont la trajectoire et l’œuvre incarnent les circulations entre l’Afrique, l’Europe et le monde, ce serait celui de Bouabdellah. Née à Moscou, élevée à Alger puis installée en France, elle déploie depuis plus de vingt ans une pratique artistique qui interroge les effets de la mondialisation et les relations postcoloniales entre cultures française et algérienne, en mettant souvent au centre les questions liées aux femmes et à l’expérience du corps. Bouabdellah construit ainsi une œuvre à la fois politique et poétique, où l’intime dialogue avec l’histoire et où l’art devient un espace.
Le soldat 1
Envers Endroit (série) collage, encre et acrylique sur papier imprimé, marouflé sur toile et cousu 83x63cm.
Retrouvez l’identité visuelle et les thématiques qui ont marqué l’histoire du festival à travers les affiches des années passées.
La 4e édition du Festival du livre africain de Marrakech (FLAM) se tiendra du 23 au 25 avril prochain à la Cité Ocre.
Placée sous le thème “Imaginer d’autres possibles”, l’édition 2026 fait le choix de l’imagination comme force de pensée, de résistance et de transformation…
La quatrième édition du Festival du livre africain de Marrakech se tiendra du 23 au 25 avril 2026 sous l’intitulé « Imaginer d’autres possibles ». En choisissant de placer l’imaginaire au centre de sa programmation, la manifestation confirme son orientation : faire de la littérature un espace d’exploration intellectuelle face aux tensions politiques, sociales et culturelles qui traversent le continent et ses diasporas…
Le Festival du Livre Africain de Marrakech (FLAM) se tiendra du 23 au 25 avril 2026 pour une quatrième édition placée sous le thème « Imaginer d’autres possibles ».
L’événement rayonnera depuis son site central, Les Étoiles de Jamaâ el-Fna, tout en investissant plusieurs espaces académiques et culturels, notamment l’UM6P Benguerir et l’Université Cadi Ayyad…




























